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 Volmerange lès Mines (Moselle)

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M37
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MessageSujet: Volmerange lès Mines (Moselle)   Jeu 3 Mai - 20:02





Région : Lorraine
Département : Moselle
Arrondissement : Thionville-Est
Canton : Cattenom

Code Commune : 57 731
Code Postal : 57 330

Nombre d'habitants : 2 002
Altitude Minimal : 294 mètres
Altitude Maximal : 429 mètres
Superficie : 12,92 Km²

Gentilé :

Volmerangeois, Volmerangeoises



Ethymologie:

Chinois : 沃尔姆朗日莱米讷 Japonais : ヴォルメランジュ=レ=ミーヌ Russe : Вольмеранж-Ле-Мин Coréen : 볼메헝쥬-레-민느

Géographie:

Grâce à une courte pénétration en territoire français des chemins de fer luxembourgeois, Volmerange-les-Mines bien que commune française a la particularité d'avoir sur sol une gare étrangère, qui est desservie uniquement par les CFL, avec la tarification des CFL.
Les lieux-dits
Les lieux-dits relevés sur les documents du cadastre de 1937, dont la plupart figurent encore sur celui d'aujourd'hui : "Alheck, Bauschiger Weg, Birlenschutt, Gerden, Gontzeler, Heide, Hoschtert, Hutberg, Kirchental, Langenberg, Mann, Molvinger Anten, Rosenberg, Schlammfeld, Village, Widem, Wonnersberg, etc." ne constituent qu'un pâle reflet des toponymes locaux qui se trouvent dans divers documents anciens ou conservés par la mémoire locale. Les noms d'origine, relevés sur le cadastre "Napoléon", dans les aveux et dénombrements et autres documents, sont en principe transcrits à partir du Francique (moyen-haut-allemand), dialecte vernaculaire des autochtones, mais certains peuvent dériver du bas latin (Kem...), du Celte (Rüm, Kaas...), voire du pré-indo-européen ("Simara", plus ancienne dénomination du ruisseau attestée dans une charte de 799) . Ils ont parfois été transcrits suivant la phonétique française puis "re-germanisés" (avec parfois des traductions incorrectes) en Allemand (= haut-allemand), ce qui rend certaines interprétations hypothétiques. A ces difficultés s'ajoutent les attractions paronymiques
Rue de Volmerange-les-Mines


Rue Bel Air Rue Bellevue Rue Calusco d'Adda Rue d'Ottange
Rue de Dudelange Rue de l'Eau Rue de la Cote Rue de la Mine
Rue de la Paix Rue de Molvange Rue de Saint Genest Rue des Écoles
Rue des Jardins Rue des Pres Rue du Cimetière Rue du Couvent
Rue Langenberg Rue Nicolas Schuller
Chemin de Volmerange-les-Mines


Chemin de Scorbe Clairvaux Chemin de Zoufftgen Chemin du Calvaire

Cité de Volmerange-les-Mines


Cité des Acacias Cité des Peupliers

Ruelle de Volmerange-les-Mines


Ruelle des Bois

Zone de Volmerange-les-Mines


Zone Artisanale Quar la Douane

Place de Volmerange-les-Mines


Place de la République

Passage de Volmerange-les-Mines


Passage du Ruisseau

Avenue de Volmerange-les-Mines


Avenue de la Liberte

Promenade de Volmerange-les-Mines


Promenade des 4 Seigneurs



Héraldique:

Parti : au premier d'azur semé de fleurs de lys d'or ; au deuxième coupé au premier de gueules au lion issant d'or, au deuxième d'argent plain.
Les fleurs de lys symbolisent l'abbaye de Saint-Denis et le Royaume de France, le lion sur fond rouge, la famille d'Eltz et le Luxembourg, et l'argent, l'évêché de Metz.

Cependant, toutes les sources historiques montrent que le parti d'argent est indissociable des armes réellement portées par toutes les familles
À noter que les armoiries communales de Kanfen ont fait l'objet d'une "liberté" analogue par l'héraldiste départemental.

Histoire:

1793 Volmerange

Selon certains auteurs, le nom de la commune aurait désigné à l'origine le domaine ou le fief d'un certain Volcmarus, le suffixe franc "ing" ou "ingen" indiquant en effet la possession. Volcmarus-ingen ou Volcmar-ingen, donnant Wollmeringen en allemand et Volmerange en français, serait donc construit comme Lohtar-ingen (possession de Lohtaire) qui a donné Lothringen en allemand et Lorraine en français.
Le problème de cette interprétation résulte dans le fait que le plus ancien document relatif à la localité (Charte impériale d'Otton II datée de 980) présente indéniablement la localité sous l'orthographe "Vualanbrega". Difficile d'y lire Volcmar(us) ! Dans une interprétation en ingen, Vualanbrega peut s'incliner au profit de Walah(ber). En effet il est constant que le "W" "germain" passe au "Vu" puis au "G" "latin" (Ainsi Wilhelm peut devenir Vuillaume avant d'aboutir à Guillaume... et Vualanbrega muter en Garmerange (1239) et être retraduit en Warmerange (1306), Wollmeringen (1472), Volmerange etc. À noter que le "r" roulé a un point d'articulation proche de "l", ce qui explique les transitions observables à ce niveau. Par ailleurs, on peut considérer que la désinence en ange (ou ingen) procède ici d'une attraction paronymique inhérente à l'abondance des "ingen" dans les localités voisines. Brega peut être interprété Briga (forteresse en celte). Le nom de la localité pourrait même résulter d'une tautologie d'un "Vallum" latin et d'un "Briga" celte. Le débat reste ouvert...
Anciens domaines de l'abbaye de Saint-Denis de Paris, avec prieuré, Volmerange et Kanfen étaient placés sous la protection des ducs de Lorraine. En 1531, l'abbaye royale vend ses biens à Bernard d'Elz, seigneurs d'Ottange. Aux Eltz succèdent les Hunolstein. En 1777, la seigneurie de Volmerange s'inscrit dans le comté d'Ottange. Ancien fief luxembourgeois, Volmerange passera sous obédience française en application du traité des Pyrénées (1659). Avec le traité de Francfort, Volmerange (Wollmeringen) est annexé de droit à l'Allemagne, de 1870 à 1918. En application du traité de Versailles, la localité redevient française.
En octobre 1939, et pour une durée de près d'un an, la population de Volmerange est évacuée à l'arrière de la ligne Maginot, en Lorraine mais aussi et surtout dans les départements de la Vienne, le Calvados, l'Orne ainsi qu'en Bourgogne. En mai et juin 1940, de violents combats opposent Allemands et Français. Le député Félix GRAT est tué au combat au lieu-dit Hetschenberg.
En 1940, la région est occupée (annexion de fait) par l'Allemagne nazie et ce pendant 5 ans environ. À la Libération Volmerange repasse dans le giron français. Le francique, langue vernaculaire du Nord-Mosellan, présente des particularités locales. Ainsi, le langage des volmerangeois se distingue de celui de ses voisins (vocabulaire, expressions spécifiques, diphtongues etc.). Il a survécu aux diverses annexions, malgré les actions répressives menées par l'école de la République, le Diktat prussien et le régime nazi. De mémoire d'homme, même pendant les annexions, à Volmerange, on a toujours parlé le francique local, et ce tant à la maison, que dans la rue... sauf à l'école.
L'essor démographique de la commune est consécutive à l'arrivée massive d'ouvriers allemands, luxembourgeois, italiens et polonais, embauchés dans les exploitations locales de minerai de fer.
Les prospections archéologiques menées sur le ban communal ont permis de recueillir une quantité non négligeable d'outils et d'armes préhistoriques, artefacts attribuables à diverses périodes préhistoriques s'étendant du Paléolithique Moyen à l'Âge du Bronze. Il en va de même pour la période gallo-romaine. Du matériel protohistorique non datable avec précision a également été mis au jour lors de sondages archéologiques. Des trouvailles anciennes attribuées à la période mérovingienne sont également à signaler.
Lors de construction du stand de tir, les fouilles au lieu-dit Heydentempel ont mis au jour un site archéologique intéressant ainsi décrites dans la Revue lorraine d'archéologie en 1998 :
« Le site de Volmerange-les-Mines a été repéré suite à des sondages effectués en 1994 sur l'emplacement d'un futur stand de tir (cf. Bilan scientifique régional 1994, p 99). Préalablement aux travaux de terrassement, une fouille a été menée sur le gisements précédemment repérés. Cette opération a permis de dégager les restes d'occupations s'échelonnant du Néolithique à l'époque romaine. L'habitat protohistorique est fortement érodé. Un petit four et deux poteaux sont les seules structures conservées attribuables à cette période. Un important niveau du sol était également conservé dans le lit fossile d'un ruisseau. Une série de sondages manuels a permis d'échantillonner ce sol sur une longueur de 60 m environ. L'étude du mobilier est en cours et permet déjà de distinguer deux phases chronologiques bien distinctes. L'une peut être datée de la transition Bronze final IIa / Iib, la seconde du Bronze final III. Des silex en position secondaire, dont quelques armatures et deux haches polies, attestent d'une occupation plus ancienne remontant au Néolithique final. En amont du chenal, le substrat argileux à permis la conservation des matières végétale sur une vingtaine de mètres. Un manche, peut-être de faucille, en bois, quelques branches portant des traces de coups et quelques copeaux proviennent de ce secteur moins dense en vestiges. Plusieurs colonnes de sédiments permettront d'étudier l'évolution floristique de ce secteur. L'occupation romaine correspond à un petit établissement rural. Il regroupe un bâtiment d'habitation rectangulaire construit en bois et terre. Des interruptions ménagées dans le radier constitué de blocs calcaire laissent supposer la présence d'ouvertures. Un solin, situé dans la partie est de la construction, suggère la présence de divisions internes. Cette habitation est implantée perpendiculairement à la pente et son orientation est approximativement est-ouest. Quelques poteaux et structures de combustion rectangulaires accompagnent ce bâtiment. Le mobilier qui n'est pas encore étudié, permet d'envisager une datation des IIe - IIIe siècles de notre ère pour ce site. »
Les dossiers afférents aux travaux et à la gestion communale en général archivés en mairie ne remontent, à l'exception de quelques documents, qu'à 1945 et concernent pour un grande part les dommage de guerre et la reconstruction. En revanche, les registres des délibérations du conseil municipal, s'ils présentent un blanc correspondant à la période 1940 - 1945, commencent avec la séance du 5 février 1861. Les conseillers de l'époque s'appelaient : Bach, Claus, Pauly, Crée, Creutz, Keilich, Hilbert, Reisse, Schmitz, Vinkel et Clause.
Quant aux registres de l'état civil recensant mariages, naissances et décès, ils pourront intéresser un généalogiste à partir de 1823 (à condition que sa recherche concerne des faits vieux d'au moins 100 ans). La commune possède également le registre de réintégration dans la nationalité française de 1920, des plans cadastraux anciens, dont un très beaux de 1937, d'intéressantes collections reliées du Bulletin de Lois et Décrets de 1819 à 1851, du recueil des actes administratifs de la Moselle (de 1846 à 1870), du Moniteur des Communes de 1852 à 1870, du Journal officiel de 1944 à 1949 et des recueils de lois et d'actes administratifs allemands de 1871 à 1916. Une partie des archives communales se trouve aux Archives départementales de la Moselle, à Saint-Julien-lès-Metz.

Lieux et monuments:

La mairie
Le bâtiment rectangulaire de 10×20 mètres a son entrée principale par un large perron du côté avenue de la Liberté. Datant des années 1960, il a été rénové en 2000. À cette occasion, lui ont été ajoutées une rampe d'accès pour handicapés et une petite annexe abritant le bloc sanitaire, la toiture en terrasse a été remplacé par un toit à quatre pans. Les services communaux sont informatisés, disposent de trois lignes téléphoniques en réseau, d'un fax et d'un accès à internet.

La poste
Le bâtiment, qui a un siècle d'existence, est sis au 2, rue des Écoles. Il a une façade de 15 mètres et une profondeur de 12,5 mètres. Le rez-de-chaussée est occupé à gauche par l'O.G.B.L. et à droite par le bureau de Poste (accueil, guichets et bureau du receveur). Ce bâtiment a été à l'origine la mairie et l'école de garçons.

Les lavoirs
Il existait autrefois au moins deux lavoirs à Volmerange, l'un près de l'avenue de la Liberté, à gauche du Bar à Mine, où subsiste encore un bassin, l'autre adossé à l'actuel bâtiment du restaurant L'Entracte, côté rue du Cimetière. Devenu inutile, ce dernier lavoir, construit vraisemblablement durant la première moitié du XIXe siècle, a été démoli au tout début des années 1960. Il n'en reste que des photos et l'ondin qui trône sur un rocher devant la mairie.

La statue Ondin
Cette petite statue était l'ornement du lavoir situé au carrefour des rues du Cimetière et d'Ottange. Elle porte la date de 1833 et représente un enfant torse nu, coiffé d'une couronne de laurier, ceint d'un pagne, dont le corps se termine par une double queue de poisson. Il est perché sur une tortue et souffle dans un cor. L'Ondin est actuellement sur un socle devant la mairie

Eglise paroissiale Saint-Denis, construite en 1837.

Personnalités liées à la commune :

Jean Rongoni, ancien footballeur français de 1954 à 1960, né en 1932 à Volmerange-les-Mines

Association Sportive et Culturelle :

Football : Cercle Sportive de Volmerange lès Mines (1ère Division de District en 2011-2012)

Jumelage :

Calusco d'Adda (Italie)

Divers :

Ruisseau La Kiesel
Ruisseau De Volmerange
École élémentaire publique
École maternelle publique
Collège Albert Camus


Agriculture

La commune a toujours été un village agricole, d'abord en quasi exclusivité, puis, à partir du début du XXe siècle, parallèlement à l'activité liée aux mines de fer. Si la superficie consacrée au cultures et à l'élevage n'a qu'assez peu varié au cours des 40 dernières années, le nombre d'exploitations a en revanche considérablement diminué. En 1975, la commune comptait 14 exploitations. En 1987, il restait 13 exploitations faisant vivre 51 personnes dont 3 salariés permanents. En 2000, il ne reste que 3 exploitations encore en activité, les autres ayant été condamnées par l'exigence de rentabilité. Depuis longtemps déjà, beaucoup occupaient d'ailleurs simultanément un emploi à l'usine, celle de Dudelange (Luxembourg) en particulier. Le remembrement a sans doute permis à quelques agriculteurs de continuer de vivre de leur exploitation. Parmi les activités agricoles traditionnelles, on peut encore citer le jardinage et la culture des arbres fruitiers qui étaient pratiqués par tous les Volmerangeois.

La langue
Au cours de son histoire récente, Volmerange aura connu de nombreux idiomes différents : français, platt, allemand, italien, polonais, et quelques autres en provenance de toute l'Europe.

Les grenouilles
Ce batracien est associé à Volmerange et à ses habitants. C'est qu'autrefois leurs voisins d'Escherange ou de Kanfen les surnommaient « Les Attrapeurs de Grenouilles ». Ce sobriquet rappelle le droit de grenouillage, privilège féodal transcrit dans le coutumier local et contraignants les enfants du village à faire taire, au moyen d'une fronde d'argent, les grenouilles lorsque le prieur de l'abbaye de Saint-Denis prenait son repos. En échange de cette corvée, les enfants avaient la jouissance d'un pré libre de rente et dîme appelé « champ des grenouilles » (Freschhauben).

Les sobriquets
L'usage du sobriquet est toujours en vigueur parmi les jeunes. Il est une manière de se moquer de quelqu'un... ou de lui manifester son affection. Autrefois, au temps où l'on parlait encore le "platt", c'était un peu différent. Les gens se connaissaient tous et ne s'appelaient jamais par leur nom de famille. Ils utilisaient toujours le prénom. C'était la coutume. Et comme il n'y avait pas 36 prénoms différents, puisqu'on donnait (aux garçons du moins) presque toujours celui du père ou du parrain, on était obligé de trouver des stratagèmes pour différencier les gens. Parmi les prénoms les plus courants, il y avait Jean (Jang), qui Jängi, Jeanchen, Jeanli, Pierre qui faisait Péit, Pier, Péitchen ou Pierchen. Mais Louis restait Louis, avec l'accent sur le "Lou". Le diminutif "chen" était réservé aux enfants, mais appliqué à un prénom féminin il flattait une femme. Les filles s'appelaient Marie (Maï), Margueritte (Gréit,Gréitchen) ou Catherine (Kätt, Kättchen, Kätti). Avec tout ça, il y avait de quoi confondre les personnes, alors on désignait les gens par des sobriquets. En général, ce surnom était lié à l'endroit où la personne vivait ou avait vécu, à une famille ancienne, à une particularité physique ou vestimentaire, à un défaut aussi. Pour compliquer les choses, le sobriquet pouvait se passer de père en fils, à la fin, on ne savait plus vraiment ce qu'il signifiait à l'origine. Il pouvait aussi être attaché à une maison et désigner successivement les familles qui l'habitaient. Ainsi le "Schwärze Balthes" est un Balthazar qui habite le "Schwäärzelach", qu'on ne pouvait confondre avec le "Kaapesh Balthes" qui portait toujours une casquette (Kaap). À titre indicatif, en 1931, sur 887 personnes de nationalité française, les prénoms les plus courants étaient Marie (106), Jean (77), Catherine (53), Nicolas (41), Marguerite (40), Jean-Baptiste (36), Pierre (35), Madeleine (33), Jean-Pierre (32), Michel (30), Joseph (29), Anne (23), Louis (21), Mathias et Henri (20). 55% des personnes se partageaient donc les 10 premiers prénoms de cette liste.


Site Internet :

http://www.volmerangelesmines.com/


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Volmerange lès Mines (Moselle)
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